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- 3ème chapitre -


Première sortie

 

1er chapitre rédigé par Tiffany Toussi (Collège Sainte-Véronique et Marie-José, BE)

Le 13 janvier 2010 est enfin arrivé ! Je vais pouvoir sortir pour la première fois avec mes amis, sans être surveillée par mon grand frère. J’ai vraiment beaucoup de chance car ce soir, c’est le grand concert contre le racisme à Liège, il n’y aura que de bons chanteurs et l’ambiance vaudra certainement le déplacement.

J’ai dû négocier jusqu’à la dernière minute avec mes parents car ils ont un peu peur de ce qui pourrait arriver. Le concert a lieu dans un grand hangar de l’aéroport de Bierzet et ils trouvent l’endroit un peu trop isolé à leur goût. C’est n’importe quoi ! A la radio, on vient d’annoncer qu’il y aura plus de cent mille spectateurs ; je ne serai donc pas seule au monde…

19 heures. Je pars avec mes deux meilleurs amis : Sony et son style branché et Loïc qui est plutôt réservé mais craquant. Au fait, moi je m’appelle Samantha, mais tout le monde m’appelle Sam. Mes parents ont décidé de nous conduire, histoire d’inspecter un peu les lieux. Dans la voiture, ils n’arrêtent pas de nous faire des recommandations : ne vous laissez pas aborder par des personnes que vous ne connaissez pas, évitez de boire de l’alcool, ne vous séparez pas, gardez votre GSM à portée de main… On n’a tout de même plus trois ans !!!

19 heures 45. Nous arrivons à destination. Il y a déjà beaucoup d’ambiance. La musique résonne déjà, les gens dansent et chantent à tue-tête. Les lumières sont éclatantes, on se croirait presque en plein jour. Très vite, Sony repère le bar et propose de nous offrir un verre. Nous ne sommes pas encore là depuis longtemps, mais il fait tellement étouffant et chaud qu’un peu de fraîcheur nous fera du bien. Au bar, le choix de boissons est impressionnant. Il y des cocktails fruités, des jus multicolores et même des mélanges d’alcools qui ont l’air délicieux. Les garçons optent pour un cocktail vodka-orange pimenté à la menthe, moi je préfère me contenter d’un jus de fruit frais.

20 heures 30 précises. Le concert commence. Nous trouvons une place au milieu de la foule. D’où nous sommes, nous voyons très bien la scène. Les chanteurs qui se succèdent sont vraiment très bons. Nous dansons sans arrêt et nous chantons toutes les paroles que nous connaissons. Il fait de plus en plus chaud et Sony propose d’aller nous chercher à boire. Pendant ce temps, Loïc et moi, nous continuons de danser. Lorsque la musique se fait plus lente, Loïc m’attrape par la taille. Je suis un peu surprise, mais il faut avouer qu’il est tellement craquant que je ne peux pas lui résister. Nous dansons au rythme de la musique. Lentement, il me caresse la nuque et approche son visage du mien. Je sens son souffle sur mon visage. Mon cœur bat si vite que j’ai l’impression qu’il va faire un bond hors de moi. A l’instant où ses lèvres touchent les miennes, le monde s’arrête de tourner autour de nous. Nous sommes seuls au monde… Je voudrais que ce moment dure une éternité…
Mais des cris et des bousculades me forcent à rouvrir les yeux et là, je commence vraiment à paniquer. Nous sommes dans le noir complet, nous sommes poussés de tous côtés, il y des gens qui hurlent, qui pleurent, certains tombent et je suis sûre qu’ils se font piétiner par tous ceux qui cherchent à sortir du hangar. Je commence à perdre mon sang-froid. Heureusement, Loïc me serre contre lui et essaie de me rassurer du mieux qu’il peut. A tâtons, il cherche à prendre son GSM qui est dans sa poche, mais on le bouscule et le téléphone lui échappe des mains. Inutile de chercher à le ramasser, on se ferait écraser. Mon GSM ne nous servirait à rien car je n’ai plus d’unité sur ma carte, nous ne pouvons donc contacter personne. En plus, nous ne savons pas où est Sony…

Je m’accroche de toutes mes forces à Loïc et j’espère me réveiller rapidement de ce terrible cauchemar.


 

2ème chapitre rédigé par Said Ertekin (Lycee Galatasaray, TR)

Après la panne d’électricité, tout est en désordre. Personne autour de moi n’était capable de garder son sang-froid, même-moi. Je dois protéger Sam (Surtout après avoir été si proche) mais pour pouvoir le protéger, je dois me protéger aussi. Comme mon père est politicien, mon garde du corps Allan doit être là. Je regarde autour de moi pour le chercher et, voila, il nous cherche aussi et on se retrouve au parc de voiture de l’aéroport. Il parait qu’on était dans une situation compliquée parce que même dans une situation si problématique personne n’appelle Allan qui parle normalement avec moi toutes les10 minutes. Quand nous sommes arrivés, il nous a installés dans la voiture et sur mes ordres, il est allé chercher Sony.
Sam m’embarrasse...

Et ils reviennent avec un Sony fou de peur. Allan nous éclaire un peu sur la situation et dit qu’il n’y a aucun network et cela peut être dangereux de prendre la route vers la ville car la lumière manque, il prend une route plus isolée et on va chez moi. Quand on arrive, Allan prend le portable lié au satellite et parle avec mon père et il dit que Sony et Sam sont avec nous et lui demande d’informer leurs parents sur la situation.
Après, on a d’abord contacté les parents de Sam qui sont docteurs. Ensuite mon père a appelé le père de Sony, d’ailleurs ils étaient des amis proches. Et dernièrement Allan a appelé ses parents qui habitent un village proche. Après ces longs discours, l’itinéraire a été défini par mon père: D’abord on va laisser Sam chez ses parents et ensuite Sony. Et pour voir ce qui se passe là-bas, on va aussi visiter le village de Allan.
Enfin on est en route et la seule source de lumière est des feux de la ville. Des lumières fragiles des lampes de poches tremblent des fenêtres des maisons. Avec deux voitures d’escortes et un minibus de presse nous avançons vers la maison de Sam et on arrive enfin. Mais ils ne sont pas chez eux...Après une petite panique et sur le conseil de Sam on est arrivé à penser que les parents de Sam peuvent être à l’hôpital. On veut y aller pour voir aussi la situation ; on est entré dans l’hôpital comme un petit armée équipée de caméras. Et Sam avait raison car ses parents sont là-bas. Quand on est entré les générateurs étaient déjà en marche, les lumières de l’hôpital étaient normales, mais ce qui était anormal était le nombre impressionnant des patients (à cause des incidents liés à la panne). Même s’il semblait que tout marchait bien, je pouvais sentir facilement la panique dans l’air. Et quand on a parlé avec les parents de Sam, d’abord ils nous ont remerciés et après mon père a posé des questions sur notre situation vécue là-bas, ils ont mesuré la panique et l’ampleur de la situation. Et ils ont ajouté que si la situation n’est pas rétablie dans quelques jours, les hôpitaux de la ville ne seront pas suffisants ; ils avaient déjà commencé à transférer certains patients. On a remercié tout le monde et après avoir laissé Sam avec ses parents on s’est mis en route encore…

La deuxième étape était la maison de Sony. On a pensé que les parents de Sony pouvaient être dans le bureau du père de Sony. Heureusement ils étaient chez eux ; on était chanceux. Mais après quelques minutes on s’est rendu compte qu’ils ne sont pas allés au bureau parce que la maison était transformée en un bureau, avec des téléphones qui ne se taisent jamais. La crise devenait De t plus grande à chaque seconde qui passait. Le père de Sony était administrateur d’une grande société d’énergie (quelle coïncidence!) et mon père dit que cette sorte de crise n’était pas inattendue selon les dernières statistiques des dépenses d’énergies et du sur chauffage causé par les humains. Le père de Sony a aussi ajouté que pendant les contrôles de quelques barrages personne n’utilise l’électricité et l’eau de façon intelligente, c’est pourquoi les sources d’eau se tarissaient très vite et on ne pouvait pas faire grand chose. Et l’augmentation de la chaleur sur la terre accélérait la vitesse de vaporisation. La seule façon de ralentir ce processus n’était ni de mettre des tâches, ni de mettre des amendes mais de faire prendre conscience aux gens…
Sony resta avec ses parents mais, d’ailleurs, il est déjà trop tard pour se mettre en route et, sur l’invitation des parents de Sony, on décida de se reposer ici pendant la nuit.

Le lendemain matin, on s’est remis en route et la direction était le village d’Allan. Durant le voyage, il n’y avait aucune trace de lumière sauf les feux de voitures. Nous étions attentifs à ne pas faire de mal à personne sur la route. Heureusement ses parents étaient sains et saufs.
Mon père parlait avec les fermiers. Et pendant mes observations je me suis aperçu que les villageois utilisaient une grande quantité d’eau pour leurs fermes sans faire attention ; et à cause de la chaleur excessive ils ne pouvaient pas empêcher la désertification. Je crois aussi que l’usine qui est proche du village a un effet sur tous ces effets négatifs avec le CO2 qu’il libère. Après toutes nos visites j’ai compris qu’il faut que tout le monde fasse attention à ce qu’il dépense. Mais je dois le dire qu’on est très bien accueilli par les villageois…

Le matin suivant, et quand j’ouvris mes yeux, j’ai entendu les paroles de mon père sur son portable. Et à son façon de parler, j’ai compris qu’il s’agissait d’un politicien d’un autre pays et en suivant la conversation, c’était un sénateur des Etats-Unis. Ils parlaient des précautions possibles à prendre. Et la même chose s’est passée plusieurs mais avec les autres politiciens des autres pays asiatique et africain.
Avant de se mettre encore en route pour revenir chez nous, mon père a fait un discours aux villageois sur l’importance de faire attention à l’usage de l’eau pour passer la crise d’électricité avec le moins dommage possible. Et enfin on est reparti, et j’ai fermé les yeux en espérant que tout soit un petit cauchemar dont je vais me réveiller tout de suite : Mais je sais que tout est vrai…


 

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