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Thème " L'atelier d'écriture - roman interactif "

Sujet : Episode 2: Textes rédigés par les élèves du Galatasaray

La suite, tant attendue, des premiers épisodes...

Posté par: Isabelle Marx (BE) le 14-02-2009 à 19:06

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Réponse de Ayşe Aylin Kaya (TR) le 16-02-2009 à 10:23 :

Après la panne d’électricité, tout est en désordre. Personne autour de moi n’était capable de garder son sang-froid, même-moi. Je dois protéger Sam (Surtout après avoir été si proche) mais pour pouvoir le protéger, je dois me protéger aussi. Comme mon père est politicien, mon garde du corps Allan doit être là. Je regarde autour de moi pour le chercher et, voila, il nous cherche aussi et on se retrouve au parc de voiture de l’aéroport. Il parait qu’on était dans une situation compliquée parce que même dans une situation si problématique personne n’appelle Allan qui parle normalement avec moi toutes les10 minutes. Quand nous sommes arrivés, il nous a installés dans la voiture et sur mes ordres, il est allé chercher Sony.
Sam m’embarrasse...
Et ils reviennent avec un Sony fou de peur. Allan nous éclaire un peu sur la situation et dit qu’il n’y a aucun network et cela peut être dangereux de prendre la route vers la ville car la lumière manque, il prend une route plus isolée et on va chez moi. Quand on arrive, Allan prend le portable lié au satellite et parle avec mon père et il dit que Sony et Sam sont avec nous et lui demande d’informer leurs parents sur la situation.
Après, on a d’abord contacté les parents de Sam qui sont docteurs. Ensuite mon père a appelé le père de Sony, d’ailleurs ils étaient des amis proches. Et dernièrement Allan a appelé ses parents qui habitent un village proche. Après ces longs discours, l’itinéraire a été défini par mon père: D’abord on va laisser Sam chez ses parents et ensuite Sony. Et pour voir ce qui se passe là-bas, on va aussi visiter le village de Allan.
Enfin on est en route et la seule source de lumière est des feux de la ville. Des lumières fragiles des lampes de poches tremblent des fenêtres des maisons. Avec deux voitures d’escortes et un minibus de presse nous avançons vers la maison de Sam et on arrive enfin. Mais ils ne sont pas chez eux...Après une petite panique et sur le conseil de Sam on est arrivé à penser que les parents de Sam peuvent être à l’hôpital. On veut y aller pour voir aussi la situation ; on est entré dans l’hôpital comme un petit armée équipée de caméras. Et Sam avait raison car ses parents sont là-bas. Quand on est entré les générateurs étaient déjà en marche, les lumières de l’hôpital étaient normales, mais ce qui était anormal était le nombre impressionnant des patients (à cause des incidents liés à la panne). Même s’il semblait que tout marchait bien, je pouvais sentir facilement la panique dans l’air. Et quand on a parlé avec les parents de Sam, d’abord ils nous ont remerciés et après mon père a posé des questions sur notre situation vécue là-bas, ils ont mesuré la panique et l’ampleur de la situation. Et ils ont ajouté que si la situation n’est pas rétablie dans quelques jours, les hôpitaux de la ville ne seront pas suffisants ; ils avaient déjà commencé à transférer certains patients. On a remercié tout le monde et après avoir laissé Sam avec ses parents on s’est mis en route encore…
La deuxième étape était la maison de Sony. On a pensé que les parents de Sony pouvaient être dans le bureau du père de Sony. Heureusement ils étaient chez eux ; on était chanceux. Mais après quelques minutes on s’est rendu compte qu’ils ne sont pas allés au bureau parce que la maison était transformée en un bureau, avec des téléphones qui ne se taisent jamais. La crise devenait De t plus grande à chaque seconde qui passait. Le père de Sony était administrateur d’une grande société d’énergie (quelle coïncidence!) et mon père dit que cette sorte de crise n’était pas inattendue selon les dernières statistiques des dépenses d’énergies et du sur chauffage causé par les humains. Le père de Sony a aussi ajouté que pendant les contrôles de quelques barrages personne n’utilise l’électricité et l’eau de façon intelligente, c’est pourquoi les sources d’eau se tarissaient très vite et on ne pouvait pas faire grand chose. Et l’augmentation de la chaleur sur la terre accélérait la vitesse de vaporisation. La seule façon de ralentir ce processus n’était ni de mettre des tâches, ni de mettre des amendes mais de faire prendre conscience aux gens…
Sony resta avec ses parents mais, d’ailleurs, il est déjà trop tard pour se mettre en route et, sur l’invitation des parents de Sony, on décida de se reposer ici pendant la nuit.
Le lendemain matin, on s’est remis en route et la direction était le village d’Allan. Durant le voyage, il n’y avait aucune trace de lumière sauf les feux de voitures. Nous étions attentifs à ne pas faire de mal à personne sur la route. Heureusement ses parents étaient sains et saufs.
Mon père parlait avec les fermiers. Et pendant mes observations je me suis aperçu que les villageois utilisaient une grande quantité d’eau pour leurs fermes sans faire attention ; et à cause de la chaleur excessive ils ne pouvaient pas empêcher la désertification. Je crois aussi que l’usine qui est proche du village a un effet sur tous ces effets négatifs avec le CO2 qu’il libère. Après toutes nos visites j’ai compris qu’il faut que tout le monde fasse attention à ce qu’il dépense. Mais je dois le dire qu’on est très bien accueilli par les villageois…
Le matin suivant, et quand j’ouvris mes yeux, j’ai entendu les paroles de mon père sur son portable. Et à son façon de parler, j’ai compris qu’il s’agissait d’un politicien d’un autre pays et en suivant la conversation, c’était un sénateur des Etats-Unis. Ils parlaient des précautions possibles à prendre. Et la même chose s’est passée plusieurs mais avec les autres politiciens des autres pays asiatique et africain.
Avant de se mettre encore en route pour revenir chez nous, mon père a fait un discours aux villageois sur l’importance de faire attention à l’usage de l’eau pour passer la crise d’électricité avec le moins dommage possible. Et enfin on est reparti, et j’ai fermé les yeux en espérant que tout soit un petit cauchemar dont je vais me réveiller tout de suite : Mais je sais que tout est vrai…

SAİD Ertekin
12 TMA


Réponse de Ayşe Aylin Kaya (TR) le 16-02-2009 à 10:23 :

C'est la suite de la version 2 rédigée par Said Ertekin


Réponse de Ayşe Aylin Kaya (TR) le 15-02-2009 à 19:53 :

Suite de version 1 de l’épisode 1, rédigée par Ayşe Aylin Kaya du Lycée de Galatasaray(İstanbul)

-Bon, d’accord, dit Bruno. On attend quinze minutes et si celui-ci continue, on va partir chez nous. En effet, si c’est quelque chose de vraiment grave, moi, je vais avoir un gros problème, ajoute-t-il.
Franck et Yassin, n’ayant rien compris, l’ont regardé avec des yeux demandant une explication. Bruno, avec un air stressé et coincé, a repris la parole :
-Je n’ai pas parlé à mes parents de ce concert, j’étais sûr qu’ils n’allaient pas me permettre d’y venir. En effet, aujourd‘hui mon oncle qui habite en Turquie est venu nous rendre visite. Toute notre famille est chez nous ce soir : mes grands-parents, ma tante, mes cousins…Donc, il aurait fallu que je reste à la maison. Mais comme j’avais très envie de venir au concert, après avoir salué mon oncle et les autres, je suis passé dans ma chambre et j’ai commencé à me préparer…
-Préparer quoi ? lui demande Yassin.
-Justement, je vais vous raconter. J’ai mis des coussins sous ma couverture de lit, je leurs ai donnés la forme d’un corps, j’ai terminé avec une balle de foot portant une perruque ressemblant a mes cheveux.
-Tu as pensé à tout ? a dit Franck en souriant.
-Bien sûr, mais le meilleur est que j’ai mis aussi sous le couverture un haut-parleur branché sur mon Ipod.
-Tu écoutes aussi de la musique ! a dit Yassin.
-Non, c’est pour les ronflements. J’ai pensé qu’ainsi, mes parents seraient certains que je dormais. Mais comme il n’y a plus d’électricité, ma tromperie est ratée. Il n’y aura plus de ronflement et ils vont sûrement se rendre compte que je ne me trouve pas à la maison.
Tous les trois ont commencé à rire aux éclats. Leurs rires agaçaient les autres spectateurs. En effet, tous étaient effrayéss par ce noir total. L’ambiance chaude et réjouissante de concert tournait à pas à une immense déception. Les petits étaient très déçus et les parents étaient exaspérés. Nos trois amis étaient aussi mal à l’aise sous l’effet d’une telle situation crispante. Quant à Bruno, il avait eu la frayeur de sa vie. Yassin, avec un ton angoissé, a dit aux autres :
-On doit trouver un moyen pour contacter nos parents. Car, il parait que cette panne va durer longtemps. On ne peut pas attendre ici toute la nuit.
-Mais comment ? lui a demandé Franck. Il est impossible de capter le réseau avec le GSM. Vous n’entendez pas les autres, mêmes les cabines de téléphones ne fonctionnent pas.
-j’espère que mon père pensera à venir nous chercher. Jusque là, on doit chercher nous aussi un moyen de retourner à la maison, a dit Yassin.
-Le seul moyen de partir d’ici, je pense que c’est de demander à une famille venue avec leur voiture. Si on peut trouver quelqu’un qui va nous laisser au moins au centre de ville, on va marcher jusqu'à chez nous parce que s’il n’y a pas d’électricité au centre ville non plus, le métro ne fonctionne pas et en plus, je ne suis pas sur qu’on puisse trouver de bus à cette heure-ci.
Pendant que Yassin et Franck parlaıent, Bruno devenait de plus en plus stressé. Il pensait que si ses parents apprenaient qu’il était parti sans permission, ils allaient être vraiment très fâchés contre lui.
Ils ont décidé d’aller vers le parc de voitures pour observer celles qui partaient et demander s’ils pourraient les emmener jusqu'au centre ville. Après trois tentatives vouées à l’échec, à la quatrième, ils sont arrivés à trouver trois places disponibles dans la voiture d’un couple. Pendant le voyage, ils ont exposés leurs opinions sur les causes et la gravité de cette panne. Tout le monde était en accord sur le sujet. Ils étaient sûrs que, au plus, deux ou trois heures plus tard, les lumières allaient recommencer à briller. Ils sont descendus de voiture au centre ville en remerciant le couple si gentil. Heureusement, tous les trois n’habitaient pas loin du centre et ils n’avaient qu’une marche de quinze minutes jusqu’,a leurs maisons. Ils se sont quittés et chacun a pris son chemin.
Il faisait nuit noire sur la ville comme dans toute l’Europe. Il n’y avait ni de bruit ni de lumière dans les rues. Bruno, plein de peur, avançait vers sa maison à l’aide de la lumière de son téléphone cellulaire. Yassin marchait en touchant les murs pour éviter de tomber. Franck a trouvé un bâton pour contrôler la route. Bruno, quand il est arrivé dans son jardin, est entré à la maison par la fenêtre par laquelle il était sorti de sa chambre. Il s’est aperçu que sa chambre était telle qu’il l’avait laissée et il s’est relaxé. Il s’est débarrassé immédiatement de tous les coussins, de la balle, de la perruque et de haut-parleur qui ne fonctionnait plus. Puis, il est passé au salon pour être sur que son absence était passée inaperçue. Il y a trouvé toute sa famille qui écoutait son oncle à la lumière d’une lampe à huile étrange. Il ne se rappelait pas qu’ils avaient une telle lampe. Il s’est approché de ses cousins qui écoutaient avec curiosité leur oncle qui leur racontait ses histoires de Turquie. Tous mangeaient avec appétit un dessert en forme de petit cube doux et sucré appelé « loukoum ». Il a constaté que ses grands-parents et ses parents buvaient du café dans des tasses en céramique mais vraiment très petites. Il a voulu en goûter. Il était très dense et avait une odeur appétissante. Ensuite, il a compris que cette lampe à huile était aussi une souvenir de Turquie. Ils avaient la chance d’avoir reçu un cadeau de par une nuit sans électricité. Son oncle vivait depuis plus de quarante ans en Turquie.
-Quarante ans avant, même si l’électricité avait commencé a se répandre, chaque famille ne l’avait pas à la maison. Surtout, dans les petits villages. Moi, j’ai habité pendant trois ans dans un petit village au sud de la Turquie. On avait quatre lampes à huile pour la lumière, parce que les bougies étaient trop chères. En hiver, on chauffait la maison avec un poêle sur lequel on cuisinait et on faisait bouillir l’eau pour le bain.
Les paroles de vieil oncle étaient comme un conte pour les jeunes et les enfants car ils n’avaient jamais vu ni une lampe à huile jusqu'à cette nuit, ni un poêle. Cependant, personne ne savait pas que cette histoire d’un petit village sans électricité décrivait le nouveau portrait de toute l’Europe.
Les parents de Franck, comme ceux de Yassin, étaient très angoissés pour leur fils mais ils ont décidé de les attendre car il semblait impossible de les trouver dans une salle de concert plein de gens et en plus, sombre. Ils se sont calmés après l’arrivée de leurs enfants sains et saufs. Ils utilisaient des chandelles pour la lumière et ils pensaient que cela ne faisait rien de passer une nuit sans la télé ou l’ordinateur. On pourrait même dire qu’ils étaient contents de l’absence de l’électricité car ils ont trouvé l’occasion de parler, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. En effet, après le diner, chacun s’enfermait dans sa chambre. Ils oubliaient la présence d’autrui en regardant la télé, en chattant sur Internet. Les jeunes n’écoutaient rien que de la musique en raison de leur passion pour leur Ipod ou MP3 player. Les parents passaient les nuits en regardant des films sans se sentir obligés de parler avec leurs enfants. Bref, cette nuit était très différente des autres ; la famille de Yassin et celle de Franck se sont rassemblées au salon de leur maison pour parler. Franck a appris que son père portait une trace de blessure sur son dos parce qu’il était tombé de l’arbre pendant qu’il était en train de ramasser des pommes. La mère de Yassin leur a raconté qu’elle avait appris à faire du vélo quand elle avait vingt-ans. Il semblait qu’ils ne faisaient pas cas de l’absence de l’électricité.
Le lendemain matin, chacun s’est réveillé avec curiosité. Il n’y avait pas encore d’électricité. Tous étaient choqués car personne n’arrivait à croire à une telle coupure. Comme les télés et les radios ne fonctionnaient pas, ils ont essayé d’acheter des journaux. Mais dans les kiosques, ils en ont trouvé un ou deux mais ceux-ci ne parlaient pas de la panne puisqu’ils étaient anciens. Ils ont commencé a perdre espoir. De plus, les maisons ont commencé à se refroidir puisque les calorifères ne fonctionnaient pas.
Chez la famille de Bruno, tous étaient bien habillés pour bien se protéger du froid. Sa mère utilisait leur balcon comme réfrigérateur de peur que les nourritures pourrissent. Ils se sont contentés de plats non cuits car ni le four, ni le grille-pain ne fonctionnaient. Le petit déjeuner était facile car il n’y a rien à cuire. Mais pour le déjeuner et le diner, ils ont du utiliser leur stock de conserves. Comme tous les systèmes de billets et de transports étaient bloqués par la panne, l’oncle de Bruno et les autres membres de la famille ont du rester chez eux. La nuit est tombée avec sa froidure. La sœur de Bruno avait déjà commencé à tousser. Ils s’asseyaient tous en portant une couverture de laine sur leur dos. Dans les autres familles, la situation n’était pas très différente. La deuxième nuit n’était pas aussi agréable que la première. Les parents ont commencé à redouter du rétablissement de l’électricité.
Le matin du 15 janvier, le soleil brillait ; cependant il n’avait aucun effet sur le froid. Le grand-père de Bruno a proposé de faire sortir le vieux poêle qu’ils utilisaient autrefois. La majorité des jeunes n’étaient pas au courant de la présence de celui-ci dans la cave où se trouvaient les vieux meubles de la maison. Tous les hommes de la famille ont travaillé à la construction du vieux poêle au milieu du salon, lorsque les femmes faisaient des achats, si on pouvait nommer « faire des achats ». Il y avait vraiment un chaos dans la ville. A cause des problèmes de sécurité, les supermarchés étaient fermés et ceux qui était ouverts étaient pillés. Dans les épiceries, il était impossible de trouver quelque chose. C'est-à-dire que les gens se comportaient prudemment pour les jours suivants et emplissaient leur stock de nourriture. Enfin, elles ont trouvé un marché ouvert où elles ont pu acheter quelques kilos de légumes et de fruits frais. Elles sont retournées à la maison avec beaucoup de difficultés, car le métro et le tramway étaient arrêtés, il était impossible de trouver un bus. Elles ne pouvaient pas prendre le taxi car comme elles ne pouvaient pas utiliser leurs cartes bleues, il ne leur restait pas beaucoup d’argent. A leur retour, le poêle chauffait la maison. Ils brulaient des branches d’arbres et le feuillage de leur jardin, mais pour un chauffage continu, il fallait qu’ils trouvent du bois ou du charbon.
Quant à la famille de Yassin, ils ont trouvé un radiateur au gaz pour chauffer la maison. Sa mère faisait la cuisine sur leur cuisinière à gaz. Mais comme il n’y avait pas d’électricité, elle utilisait le briquet pour l’allumer. Ils faisaient bouillir de l’eau pour la douche. Mais le pire était que la famille de Yassin habitait dans un appartement au seizième étage d’un immeuble de vingt étages. L’ascenseur ne fonctionnait pas, ils étaient donc obligés de monter 24x16 marches d’escalier pour arriver à leur appartement En outre, chez Franck, il y faisait un froid terrible car ils n’avaient trouvé aucun moyen pour le chauffage de leur maison. Ses parents espéraient toujours que l’électricité serait établie bientôt.
Les anciens jours passés en Turquie de l’oncle de Bruno n’étaient plus très différents du moment présent. Ils ont fait cuir des châtaignes sur le poêle. C’était le plus délicieux repas que les enfants ont mangé jusqu'à ce jour. Les grands parents ont proposé de faire des marionnettes pour amuser les enfants. Dans leur enfance, ils s’amusaient bien avec un spectacle de marionnette de leurs grands-parents. Le vieil oncle a proposé une brillante idée. En Turquie, il avait assisté a un spectacle très intéressant du théâtre de l’ombre. Il y avait des marionnettes plates, colorées, composées de quatre ou cinq pièces. Une personne les faisait jouer à l’aide des bâtons à l’arrière d’un rideau ou une chandelle ou une lampe à huile se trouvait. Même s’il pensait qu’il ne serait pas capable de faire parler les marionnettes aussi habilement que celui-ci auquel il avait assisté, il était sûr que les enfants allaient l’adorer. Ils ont dessiné tout d’abord des personnages différents sur le carton dont les principaux s’appelaient « Karagöz » et « Hacivat ». C’étaient les noms des personnages en Turquie, qui étaient la source d’inspiration de ce théâtre. Ils avaient été réalisés car la construction d’une mosquée n’avançait parce qu’ils passaient leur temps à faire rire les ouvriers par leurs disputes ridicules pleines de malentendus et de quiproquos. Mais ce théâtre de l’ombre faisait vivre leur vif esprit. Avec ce travail familial, tout était prêt pour un spectacle : les marionnettes de carton, un scène de chaises, un rideau volé de la cuisine…la plus importante particularité de ce spectacle était qu’il était spontané et le produit d’une improvisation. L’oncle le savait bien. Donc, le sujet de notre pièce était certainement la panne. De la voix de l’oncle :
« Hacivat : Sais-tu mon cher Karagöz, qu’il y a un panne d’électricité ?
Karagöz : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a dans mon élasticité ?
Hacivat : Non, non , je dis l’électricité !
Karagöz : Ah, je me demandais pourquoi il n’ya plus de film à la télé !
Hacivat : Qu’est-ce que tu fais pour te chauffer ?
Karagöz : Mais, j’ai fait rien pour te choquer, peut-être je peux sentir mauvais parce que je n’ai pas pris de douche depuis deux semaines.
Hacivat : Te chauffer, pas me choquer ! Mais maintenant tu m’as vraiment choqué, je pensais que tu portais des déchets pour les jeter à la poubelle.
… »
Les enfants mouraient de rire, les parents s’amusaient aussi. Cette nuit-ci aussi chez Bruno, l’absence d’électricité était oubliée.
Pourtant, les jours suivants, tout le monde a compris que la panne était vraiment grave. Les moyens de transports ne fonctionnaient pas, les supermarchés étaient encore fermés comme la plupart des banques, des magasins…La majorité de la population ne pouvait pas travailler. Le peuple a perdu espoir, ne pensait plus que cette situation était éphémère. Enfin, le 18 janvier, les voitures de police qui sont passées dans toutes les rues de la ville, ont informé les gens de la panne. Elle était européenne et il était impossible de rétablir l’électricité.

Ayşe Aylin KAYA 11FENC 567







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